Le vocabulaire analytique du paysagiste
Date: 08 janvier 2008 à 22:10:43 CET
Sujet: Articles liés aux domaines du paysage


Voici un listing non exhaustif de clés de lecture utilisées par les architectes paysagistes pour analyser et décrire l’environnement qu’ils étudient. Ces points d'observations permettent d'aborder la complexité du site et leur combinaison permet d'expliciter les liens et interactions qui composent le paysage.


Les termes sont classés selon deux manières, qui pourrait correspondre à deux niveaux d'observation du paysage. La lecture dite "générale" correspondrait à l’environnement élargi du site étudié, et la lecture "détaillée", à celle du contexte rapproché. L’interaction entre ses deux lectures est nécessaire, et des allers / retours entre les deux échelles sont indispensables pour comprendre le paysage et ses dynamiques d’évolutions.


puce Lecture générale :
Elle correspond a une première approche globale du site, et à la compréhension du site dans son territoire.

Contexte géographique : montagne (haute, moyenne, basse montagne), vallée, plateau, coteau, plaine, marais, côte, savane, désert.

Le relief : chahuté, vallonné ou plat. Doux, rupture de pente, ligne de crête, talweg, talus, falaise.

Le milieu, l’environnement : naturel, habité, en activité ou en déprise (agricole, commerciale, industrielle), forestier (composé de feuillu, de conifère), urbain, périurbain, rural.

L’état : état stable ou en cours d’évolution, neuf, dégradé, rénové, en reconstruction, en ruine.

Les dynamiques : activité agricole en déprise ou non, développement urbain diffus ou contenu, milieu en évolution ou en régression. L’espace est abandonné (en friche) ou convoité (sous pression).


puce Lecture détaillée :

L’espace : ouvert dégagé / fermé intime, perspective (profonde, raccourci, vaste, cadré), ligne d’horizon, 1er plan, arrière plan.

Les infrastructures : voie de communication (chemin de fer, route, autoroute, chemin, venelle, ouvrage d’art), les réseaux aériens (ligne électriques, PTT, pylônes).

Les limites : transparente / opaque -- diffuse flou / marquée -- haute / basse -- franchissable ou non -- naturelle / construite -- imposante / intégrée -- végétale / minérale.

Les couleurs et contrastes : chaude / froide, vive / éteinte, claire / sombre, dominantes et teintes.

Les matériaux : minéral / végétal -- lisse / granuleux (ou rugueux) -- chaud / froid -- clair/foncé.

La composition urbaine : grand ensemble / isolé, immeuble (collectif) / maison (individuel, en bande, en plot), résidences / lotissements, la hauteur des constructions et leurs nombres d’étages, l’alignement des façades ou en retrait, l’implantation sur la parcelle (en fond, au millieu, en mitoyenneté, sur l’espace public), les limites de la parcelle (clôturés ou pas, plantés, serrurerie, maçonnerie …).

Le bâtis : la nature des matériaux de façade (crépis, pierre naturelle, parement, bois …) les ouvertures (dimension, proportion des vides et pleins), la pente et le matériau de toiture (tuile plate, tuile canal … en béton, pierre, terre cuite …).

Les végétaux :
- La composition : alignement, isolé, boisement, haie (vive, champêtre, bocagère), friche, sous-bois, taillis.
- Les strates : arborée, arbustive, herbacée.
- Les ports : tige (haute ou basse), cépée
- Les conduites, tailles : port libre, taillé en rideau, en tête de chat, en marquise, en table.






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