
Un travail de ponts et chaussées
Date: 21 septembre 2005 à 19:36:59 CEST Sujet: Articles liés aux domaines du paysage
Cette expression devient de plus en plus utilisée dans le métier. Elle définie le travail d’un concepteur ou d’un entrepreneur comme étant rudimentaire. Il ne s’agit pas du tout d’une critique des Ponts et Chaussées, mais plutôt d’une comparaison de l’époque où les plus grandes infrastructures et les plus gros ouvrages d’arts du pays ont été construits.
(Plus d’info : histoire des ponts et chaussées - histoire de la route). Il s’agit de ce gigantisme de certains projets, qui a été détourné, et non leur art de faire.
Une image est souvent bien plus parlante. Les pavés posés sur sable, puis la succession d’un enrobé noir, puis rouge.
Cette technique de mise en œuvre est de plus en plus souvent réalisée. A l’origine, pour des questions de coûts ou des contraintes de temps d’exécution, il était courrant de voir ce type de travaux. L’arrivé de l’automobile et des premiers enrobés ont accéléré les choses et ont recouvert les vieux pavés de nos villes. Le problème est que cette méthode est toujours très utilisée. Pour des raisons de facilités les maîtres d’œuvres le préconisent et les entreprises le réalisent volontiers. Elle présente beaucoup d’avantages. La fondation est déjà présente, il suffit ainsi de mettre en place la couche finition.
Mais cela commence a atteindre des proportions démesurées. Les couches d’enrobés s’accumulent, on rehausse tous les niveaux des regards, on allonge les réseaux … mais à force de monter, l’effet de digue amène son lot de problèmes et notamment le raccordement au TN (terrain naturel).
 Ce cas est caricatural. En imaginant qu’un caniveau fait 0,15 d’épaisseur, nous nous situons ici à 0,30 au-dessus du niveau initiale de la route.
- En ville, les micros ouvrages se multiplient. On raccommode, on raboute, on se raccorde tant bien que mal aux escaliers, aux portails, aux bordures … le travail au dernier moment, sur le terrain, ne permet pas de caller correctement un projet qui n’a pas été réfléchi ou qu’en partie.
- En campagne, la route devient un obstacle à l’écoulement des eaux. Les véritables digues possèdent des buses, mais ici, le rehaut de 6cm inquiète peu de monde. Mais il suffit de s’imaginer avec 6cm d’eau dans son séjour pour mieux s’en rendre compte.
Une personne a soutenue que l’on faisait comme ça de tout temps … même à l’époque des Romains et des Egyptiens. Les couches s'entassent et se succèdent …
A l’exception qu’à l’époque les matériaux étaient uniquement de la pierre naturelle, et les liants utilisés de même. Nous sommes à l’époque de l’enrobé ! Beaucoup plus polluant n’est ce pas.
Il faut, à notre avis, changer au plus vite cette façon de dessiner et de réaliser les choses.
Pour info : Le site de l’école nationale des ponts et chaussées : E.N.P.C Le site du laboratoire central des ponts et chaussées : L.C.P.C
|
|