La gestion des eaux de pluie dans le projet
Par nonel, lundi 16 mars 2009 à 08:21 :: Technique :: #33 :: rss
La presse spécialisée en parle avec insistance et les maîtres d'ouvrages mettent eux aussi de plus en plus l'accent sur la thématique de la gestion et de l'infiltration des eaux de ruissellements au sein même du projet… les mentalités évoluent, la technique aussi. Faisons un bilan de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui.
Le bassin d'infiltration, le fossé et la noue.Ce type d'ouvrage est réalisé depuis la nuit des temps. Les bassins et les noues plantées sont utilisés majoritairement dans les aménagements de parcs et jardins. Les fossés eux sont créés le long des routes départementales ou au sein des villages à tendance rurale où les réseaux sont absents. Mais ces dispositifs s'adaptent peu à l'environnement urbain (encore que …), qui sont pourtant les espaces où la problématique de la gestion des eaux pluviales est la plus forte (surfaces minérales et imperméabilités importantes).
La rétention et les débits de fuites limités.Aujourd'hui, dans les ensembles urbains, la quasi-totalité des projets sont soumis au respect des débits de fuites. Un débit de fuite s'exprime en litre par seconde et par hectare (l/s/ha). Cela signifie que pour une surface de Xm2 d'espace aménagé votre projet est autorisé à rejeter Y litres/sec dans les réseaux d'assainissement de la ville.
Pour respecter ce débit de fuite plusieurs méthodes existes … plus au moins au point.
- Le surdimensionnement des réseaux : Cela consiste à prévoir des canalisations de diamètres plus importants que nécessaire. Ce surdimensionnement permet au tuyau de se mettre en charge (c'est à dire de se remplir) et de faire du stockage à l'intérieur de ceci.
- La rétention sous chaussée : Le principe est simple, il s'agit d'enterrer sous la voirie une cuve de rétention et de mettre en place un orifice de sortie plus petit que celui d'entrée. Au moment d'une pluie, l'eau est dirigée vers la cuve. Si la pluie et faible, le bassin agit comme un vulgaire tuyau. Si la pluie est forte, le tuyau de sortie (exutoire) étant plus petit que le tuyau d'arrivé, la cuve se met en charge (se remplie). Lorsque la pluie cesse, la cuve continue de se vider dans le réseau. Le diamètre de l'exutoire détermine le débit de fuite. L'inconvénient de cette solution est que si il y a un problème au niveau de la cuve, il faut ouvrir la chaussé pour intervenir dessus.
- La chaussée drainante : La quasi-totalité des fournisseurs d'enrobés ont mis au point leur système de voirie drainante. Tous ventent leur produit miracle, mais à ce jour le retour d'expérience n'est pas suffisant, étant donnée la nouveauté de ce type de produit. Le problème principal est le colmatage des ports de la voirie qui apparaît rapidement (de l'ordre de 2 à 3 ans). Pour éviter d'accroitre ce phénomène, il faut éviter de planter des arbres à proximité à cause de la chute des feuilles et leurs décompositions qui accélèrent le processus de colmatage (adieu les alignements). On peut donc facilement imaginer que l'entretien de ce type de voirie est plus coûteux qu'une voirie classique. Elle est aussi plus coûteuse à l'achat et pour rappel, le développement durable, c'est aussi l'adéquation entre l'environnement et l'économie. Et en terme d'environnement il faut imaginer qu'il faut injecter tout les ans des milliers de litres d'eau à haute pression dans la chaussé pour déboucher les ports, le gain écologique (restitution de l'eau au milieu) et économique (moins de réseaux d'assainissement) est considérablement réduit.
L'infiltration.Bien évidemment ce procédé n'est possible que si le sol le permet. Si votre projet s'implante sur la roche mère ou sur une nappe d'argile, l'infiltration sera quasi inexistante. Il est alors inutile de mettre en place des dispositifs d'infiltrations, car le rapport coût / infiltration ne sera vraiment pas bon.
Si le sol permet l'infiltration, assurez vous auprès de la D.A.S.S, qu'il n'y a pas à proximité de champs de captage d'eau potable. En effet, il serait mal vu d'infiltrer des eaux pluviales de voiries (ou les pollutions sont possible) à proximité d'une nappe phréatique dans laquelle la ville pompe son eau qu'elle redistribue. Aujourd'hui les maîtres d'ouvrages sont frileux quant à l'infiltration des eaux de voiries, alors qu'il est prouvé qu'à -0,30m sous le niveau du sol, il n'y a plus la présence de pollution (en ce qui concerne les hydrocarbure).
L'infiltration des eaux de toitures et de trottoirs est beaucoup moins soumis à contrôle e tpolémique. Il est tout de même préconisé d'en informer les services d'états.
En milieu urbain, il est possible d'infiltrer dans toutes les zones de plantations. Il suffit de réfléchir les pentes d'écoulements afin qu'elles ramènent l'eau de ruissellement dans les fosses d'arbres, d'arbustes, de massif ou dans les engazonnements et prairies. Ensuite, pour permettre la rétention, il suffit que les espaces de plantations soient légèrement plus bas que le niveau des sols où les piétons circulent. Il est important aussi de prévoir aussi, un drainage renforcé et un trop plein relié au réseau d'assainissement en point bas.
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Commentaires
1. Le mercredi 20 octobre 2010 à 17:11, par resume writer
2. Le jeudi 23 décembre 2010 à 22:19, par Forum écologie
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